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Trip Report Japon Aout 2012 - Part 4

Déjà le 4e jour de ce voyage,

bien sûr je n’ai pas beaucoup dormi donc je me suis réveillée à 3h30, il faut tuer le temps. Je me pose sur la baie vitrée de notre chambre de notre magnifique Prince hôtel,

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J’observe et je capture (mal, désolé) quelques petits moments.

Une personne caressant un Neko local.

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Ou des jeunes à vélo dormant sur les berges.

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Puis en route pour le petit déjeuner à 6h30, à un étage avec une vue à 360° nous offrant un panorama à tomber pendant que nous mangeons.

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Encore un magnifique buffet.

Nous avons du temps avant le départ alors on en profite pour visiter l’hôtel. Il faut savoir que ce genre d’hôtel propose un service de mariage à l’occidental très prisé des jeunes japonais, on a donc pu y voir des robes, des salles de réception…

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Bon allons un peu nous balader autour de l’hôtel, le seul point négatif étant qu’il est éloigné de tout. Mais le gros point positif étant la baie qui s’offre devant nous.

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On se tourne et on a le vertige face à cet hôtel et sa forme triangulaire.

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Une petite photo avec chéri, sous ce magnifique soleil matinal.

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A suivre sur Hiroshima et son lieu de mémoire. Nous commençons par le parc de la Paix.

Enfin ce grand moment, à la lecture du programme j’étais soulagée de voir que la visite de ce lieu était prévu. Faisant des études d’Histoire, ce sujet m’intéresse.

Le 6 aout 1945, à 8h15 : le temps s’est arrêté.

Le dôme (ou dôme de Genbaku) se dessine dans le paysage, terrifiant et fascinant, un élément du passé figé dans la catastrophe qui subsiste dans une ville où le temps a repris son cours.

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Une fois devant l’édifice, la guide se lance dans un discours assez macabre nous replongeant dans l’enfer qui a pu subsister : l’histoire de l’édifice, l’explosion, les corps dans la rivière cherchant à apaiser leur calvaire…

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On continue la visite du “parc du Mémorial de la paix”.

On croise plusieurs monuments dédiés aux victimes, à la Paix…

Ici une tour commémorative en mémoire des étudiants mobilisés lors de la catastrophe.

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Puis le monument de la paix des enfants mais surtout Sadako Sasaki, donc pour les enfants ayant subit les effets directs ou indirects du bombardement.

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La présence de nombreux origamis découlent d’une légende japonaise selon laquelle il faut confectionner 1000 grues en papier pour voir un de ses vœux exaucés. C’est ce qu’entreprit de faire Sadako. Ces grues sont devenues un symbole de paix, des enfants du monde entier ont confectionné celles autour du monument.

Voici la Flamme de la Paix, il y brule une flamme depuis 1964, symbole de la lutte contre l’utilisation du nucléaire militaire, et continuera de bruler tant que “toute forme d’arme nucléaire ne sera pas éradiqué”.

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Nous nous dirigeons vers le Cénotaphe du Parc de la Paix, où on peut voir également les nombreuses fleurs déposés lors de la cérémonie de commémoration d’il y a deux jours (nous somme alors le 8 aout). De nombreuses victimes se trouvent sous ce monument.

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Qui se trouve dans l’alignement de la flamme et du dôme.

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Ce fut une visite des plus marquantes, ce que dégage ce lieu n’est pas descriptible avec de simples mots.

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Les offrandes sous forme de bouteilles d’eau s’expliquent car de nombreuses victimes ont ressenti une intense soif après l’explosion.


Nous nous dirigeons vers le musée à présent.

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Nous attendons dans le grand hall avant de commencer la visite. Ils s’en suit des agrandissements de photo de la catastrophe et de projections. Puis de nombreux objets exposés (vêtements, rations de survies, livres, objets du quotidien et éléments de propagande). A part les  titres en anglais hélas le reste nous est inaccessible, heureusement notre guide est là pour voler à notre secours. Nous nous arrêtons devant une montre qui s’est arrêté lors de la catastrophe (désolé la photo est mal cadré mais avec le monde pas facile de bien se placer).

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Il s’en suit des documents officiels émanant des États-Unis qui expliquent comment s’est monté cette mission (attention les japonais dans ce musée passe un message de paix fort et non de rancune). Puis sur un mur une immense photo de la ville d’Hiroshima après l’explosion.

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Au centre de cette première salle une reconstitution du dôme vu dans le parc.

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Je vous passe les photos difficiles des gens touchés qui s’enfuient au milieu des ruines.

Puis nous arrivons devant deux grandes maquettes représentant la ville avant et après la catastrophe. la particularité de la deuxième est une boule rouge suspendue dans l’air qui représenté là où a éclaté la bombe ainsi que les rares bâtiments qui ont tenu.

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Quelques autres maquettes des bâtiments qui ont résisté avec des photos mêlant vie quotidienne et photos de la catastrophe (personnes irradiées, chirurgie, soins..). D’autres objets sont exposés comme ces anciens jouets.

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La première partie du musée s’achève, on suit un long couloir pour la suite de la visite.

On découvre alors le visage de Sadako dont j’ai parlé dans mon article précédent.

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On passe alors par une reconstitution des ruines avec de grandes photos, des mannequins représentants les habitants lors de la catastrophe.

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De nouveaux objets, des vêtements qui semblent aussi fins que du papier de cigarette, une reconstitution de la bombe grandeur nature (« little boy »).

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Puis des éléments un peu plus glauques (des cheveux, de la peau…). Nous tombons également sur un bento avec une histoire (ce que je me souviens) : une mère prépare un bento de riz à son fils, un étudiant réquisitionné pour se rendre sur place, il ne sera retrouvé que la boite.

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Un objet qui marque…

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Il s’en suit des photos et objets encore plus insoutenables (photos des blessés, vêtements, maladies qui en découlent, objets ayant subit les radiations, ombres des personnes décédées et des objets qui se sont inscrites sur les murs…).

Voici les minuscules origami de grues faits par Sadako lors de son hospitalisation.

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Je n’ai relaté ici qu’un centième de ce que comporte ce musée. Une visite qui marque, beaucoup de photos et  quelques cartes postales.

En route pour Kyoto…